La place du manga au Japon

Lorsque l’on s’intéresse un peu au Japon sans y être encore allé, on a une vision décalé du fait des images qui circulent sur le net ou à la télévision. Pour ce qui est de la place que peut avoir le manga au pays du soleil levant, elle est de toute évidence partie prenante de sa culture. Il ne s’agit pas seulement d’un passe-temps pour jeunes lecteurs comme ça pourrait l’être en France de prime abord,  mais d’une grosse industrie multi-support (livres, jeux, figurines, et autres goodies).

Tout aussi considéré que l’écrit, le manga est utilisé comme moyen pédagogique et comme moyen de communication.  Il existe un genre de manga dit  » informatif  » qui renseigne sur divers domaines tels que l’économie avec Les secrets de l’économie japonaise en bande-dessinée, l’histoire avec l’Histoire du Japon, … Ce genre datant de 1986 porte le nom de Jôhô manga.

L’imagerie du manga est présent partout, que ce soit dans sa forme d’origine, c’est-à-dire le livre, dans les laveries et hôtels type  »guesthouse » ou dans tous les magasins ouverts 24h/24 appelés conbini, mais aussi sur des briques de jus, écrans géants dans les rues ( format publicitaire ), etc.

L’omniprésence du manga dans la société nippone me parait participer d’une société d’individus qui grandissant, deviennent des  »hommes-enfants » puisque baigné dans cet univers  »kawaii » qui ne les quittent plus.  

Autre point, la différence que peut avoir le doublage japonais et français. Dans le milieu des fans d’animées, il est souvent reproché que le doublage français manque de vie, que le ton n’est pas aussi juste et impliqué que le doublage japonais. Et pour cause, la modulation de la voix est monnaie courante au Japon où certains corps de métiers comme par exemple les chauffeurs de bus ont tendance à rallonger les syllabes en particulier le  »su » de ‘‘arigato gosaimasu » ( merci beaucoup) pour ainsi renforcer la déférence due à la fonction. D’une certaine manière le ton à autant d’importance si ce n’est plus que le mot prononcé. Il est donc tout naturel que dans ce contexte culturel, les mangas  transmettant tant d’énergie et de passion par le dessin, le soit tout autant par le ton lors de l’adaptation animée.

Francis
Je termine actuellement mon Master 2 MEEF d’arts-plastiques à Paris 1. Passionné d’arts-martiaux, j’ai saisi l’occasion un peu par hasard, de pratiquer l’aikidô à la fac. J’ai été surpris de voir à quel point cet art est riche en techniques et leurs variations, en situations d’attaques, etc. Néanmoins, c’est la philosophie de l’aikidô que je trouve la plus intéressante dans ma pratique : Savoir absorber l’attaque et donc ne pas entrer en opposition mais s’adapter à l’autre.Appliqué à la vie de tous les jours, cela pourrait donner quelque chose de formidable.

Francis

Je termine actuellement mon Master 2 MEEF d’arts-plastiques à Paris 1. Passionné d’arts-martiaux, j’ai saisi l’occasion un peu par hasard, de pratiquer l’aikidô à la fac. J’ai été surpris de voir à quel point cet art est riche en techniques et leurs variations, en situations d’attaques, etc. Néanmoins, c’est la philosophie de l’aikidô que je trouve la plus intéressante dans ma pratique : Savoir absorber l’attaque et donc ne pas entrer en opposition mais s’adapter à l’autre.Appliqué à la vie de tous les jours, cela pourrait donner quelque chose de formidable.

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