La tranquillité des masses

Nous avons assisté, mercredi 19 juillet à un feu d’artifice sur la plage de Kamakura. L’évènement s’avéra attirer une foule immense. Un flot presque ininterrompu de personnes arrivant à la gare de Kamakura se dirigeait vers la plage, tous dirigé par la police présente essentiellement à cet escient. Il faut en effet noter l’attitude non-agressive, et même non dissuasive de la police. Les agents étaient postés à intervalles réguliers, dans les rues, à chaque angle, parfois même au milieu de la route, équipés de bâtons lumineux à l’aide desquels ils montraient le chemin à suivre à la foule, assurant également le passage sur les passages à niveaux en toute sécurité. La foule était organisée en files définies pour éviter toute dispersion abusive. Petit à petit tout le monde avance vers la plage puis s’y entasse pour admirer le magnifique feu d’artifice tiré depuis des navires. Pour le retour, même chose : la foule fut dirigée par la police, dans le plus grand des calmes, même lorsque la police nous arrêtait parfois pour faire en sorte que la foule rejoigne la gare par vague, sachant qu’une très grande majorité du public empruntait cette gare pour rentrer à Tokyo.

Cette expérience nous a immédiatement frappée par son calme malgré la foule impressionnante venue assister au feu d’artifice.  En France il est difficile d’ignorer le mauvais rapport parfois ressentit entre la population et la police, dont certaines affaires ont encore entachées l’image. Pour un événement de ce type nous attendions à des mesures de sécurité bien supérieures, à tel point que l’absence de boucliers anti-émeute, lance-grenades ou encore blindés avec canon à eau nous apparut presque comme étonnante. Le contraste est d’autant plus fort si l’on pense au 14 juillet en France où l’on constate une difficulté visible de gérer la foule, des incivilités fréquentes et parfois même quelques accrochages. Le rapport à la police est de toute évidence très différent. Le contraste est d’autant plus fort si l’on pense au 14 juillet en France où l’on constate une difficulté visible de gérer la foule, des incivilités fréquentes et parfois même quelques accrochages. Ce fut donc, naturellement une occasion de constater une fois de plus la retenue des japonais et leur discipline, concernant leur attitude, notamment sur la voie publique, visiblement encrée dans la culture du pays. Peut-on même s’interroger sur une corrélation entre l’attitude de la police et celle de la population civile à son égard ? Bien évidemment, ça ne peut être l’unique facteur.

Lucass
Je suis en 1ère année de double licence Histoire-Sciences Politiques à Paris 1. Je pratiquais déjà l'aïkidô depuis deux ans quand j’ai commencé à le pratiquer dans le cadre universitaire. La manière de pratiquer, c’est cette diversité de pratiquants qui donne sa richesse à ce club, où j’ai ré-appris à considérer les arts-martiaux.

Lucass

Je suis en 1ère année de double licence Histoire-Sciences Politiques à Paris 1. Je pratiquais déjà l'aïkidô depuis deux ans quand j’ai commencé à le pratiquer dans le cadre universitaire. La manière de pratiquer, c’est cette diversité de pratiquants qui donne sa richesse à ce club, où j’ai ré-appris à considérer les arts-martiaux.

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